voltrix le casque est-il obligatoire en trottinette électrique

Le casque est-il obligatoire en trottinette électrique ?

Les trottinettes électriques, ou engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), se sont imposées dans les villes françaises. Pratiques pour des trajets quotidiens, ces engins soulèvent pourtant de nombreuses questions, en particulier autour de la réglementation et de la sécurité. On lit parfois que le casque est obligatoire en trottinette électrique, parfois qu’il ne l’est pas : difficile de s’y retrouver sans aller consulter le Code de la route. Les règles ont évolué depuis 2019 et continuent d’être ajustées : âge minimum relevé à 14 ans, vitesse plafonnée à 25 km/h, interdiction de circuler sur les trottoirs sauf exceptions, exigence d’équipements sur l’engin et de visibilité de nuit. Ce guide vise à clarifier ce qui est obligatoire, ce qui est recommandé et ce qui relève du bon sens, pour que vous puissiez circuler en trottinette électrique en toute légalité et en toute sécurité. 

En France, porter un casque n’est pas obligatoire en agglomération pour les conducteurs de trottinettes électriques, mais il est fortement recommandé. Hors agglomération, la circulation des EDPM est en principe limitée aux pistes cyclables et voies vertes ; sur certaines routes à 80 km/h maximum autorisées par dérogation, le casque et un gilet rétroréfléchissant deviennent alors obligatoires. L’âge minimum pour conduire une trottinette est de 14 ans depuis fin 2024, la vitesse maximale autorisée est de 25 km/h et un seul conducteur est admis. 

L’engin doit être équipé d’un freinage, d’un avertisseur sonore, de feux avant/arrière et de dispositifs rétroréfléchissants. De nuit ou par visibilité réduite, un gilet ou vêtement rétroréfléchissant est obligatoire. Une assurance responsabilité civile est vivement conseillée (voire imposée par certains assureurs) et les maires peuvent fixer des règles complémentaires. En résumé : casque fortement conseillé partout, obligatoire seulement dans certains cas hors agglomération, respectez la vitesse de 25 km/h et l’âge minimum de 14 ans.

Trottinette électrique : de quoi parleton (EDPM) et pourquoi la question du casque revient ?

Définition EDPM / engins de déplacement personnel motorisés

Une trottinette électrique est un engin de déplacement personnel motorisé (EDPM) : un véhicule individuel sans siège, propulsé par un moteur électrique et destiné au transport d’une personne debout. Le Code de la route distingue ces engins des trottinettes sans moteur assimilées aux piétons et des cyclomoteurs. La catégorie EDPM inclut les trottinettes, monoroues, gyropodes et hoverboards. En raison de leur gabarit compact, ils se faufilent partout et s’ajoutent à l’offre de mobilité urbaine. La puissance est limitée par construction à 25 km/h afin d’être autorisés sur la voie publique, et la motorisation varie de quelques centaines de watts à plus de 1 kW. 

Le terme EDPM a été introduit dans le Code de la route par le décret n°20191082 d’octobre 2019 pour combler un vide juridique. Depuis lors, les règles d’usage, l’âge minimum et la vitesse maximale ont été progressivement clarifiés et des mises à jour sont entrées en vigueur en 2024 et 2025 : âge minimum relevé à 14 ans, obligation de visibilité et interdiction de circuler sur le trottoir sauf exceptions. Ces évolutions nourrissent une certaine confusion chez les utilisateurs et alimentent l’idée que « le casque est obligatoire ».

Différences avec vélo, skateboard et rollers 

Pour comprendre la réglementation, il faut différencier la trottinette électrique des autres modes de déplacement : 

  • Vélo : un vélo classique ou à assistance électrique (VAE) est doté d’une selle et d’un pédalier ; il est soumis à des règles proches de celles de l’EDPM en matière de visibilité (gilet rétroréfléchissant la nuit) mais le casque n’est obligatoire que pour les enfants de moins de 12 ans. Les vélos peuvent circuler sur la chaussée ou la piste cyclable ; ils sont admis sur la chaussée hors agglomération. 
  • Skateboard / rollers : ces engins sans moteur sont assimilés à des piétons. Ils doivent rester sur les trottoirs et respecter la vitesse du pas. Aucune obligation d’équipement (casque, gilet) n’est imposée, mais les sanctions pour gêne aux piétons existent. 
  • Trottinette sans moteur : elle est elle aussi assimilée au piéton ; on peut circuler sur le trottoir à allure modérée, contrairement à la trottinette motorisée. 

La question du casque obligatoire se pose surtout pour les trottinettes électriques parce qu’elles roulent plus vite qu’un piéton ou un skateboard et que le manque de protection rend la tête vulnérable aux chocs. Par ailleurs, le port du casque est déjà obligatoire à vélo pour les enfants de moins de 12 ans, ce qui entraîne une confusion chez les parents et les municipalités. Cette section de mise en contexte permet de comprendre pourquoi la législation EDPM a été précisée et pourquoi les rumeurs sur un casque obligatoire trottinette électrique persistent.

Casque obligatoire trottinette électrique : que dit vraiment le Code de la route en France ? 

En agglomération : ce qui est obligatoire / recommandé 

Dans les villes, les règles sont désormais claires : le port du casque n’est pas obligatoire pour un conducteur d’une trottinette électrique. Il est toutefois fortement recommandé. La Direction générale de la concurrence et la DGCCRF rappellent que cet équipement réduit la gravité des blessures à la tête et que son absence n’est pas sanctionnée par une amende. Les conducteurs doivent en revanche impérativement : 

  • Respecter la vitesse maximale de 25 km/h, inscrite dans le Code de la route pour tous les EDPM. Un engin débridé ou modifié peut être saisi et son propriétaire encourt une amende. 
  • Être âgé d’au moins 14 ans ; cette limite est entrée en vigueur le 1ᵉʳ septembre 2024 (elle était auparavant fixée à 12 ans). 
  • Ne transporter qu’un seul conducteur. Les trottinettes électriques sont des véhicules monousager : transporter un passager est interdit et sanctionné par une amende de 135 €. 
  • Circuler sur les pistes ou bandes cyclables lorsqu’elles existent. À défaut, on peut emprunter les chaussées limitées à 50 km/h ou les aires piétonnes à allure du pas. La circulation sur les trottoirs est interdite sauf arrêté municipal. 
  • Équiper l’engin : frein efficace, avertisseur sonore, feux de position avant et arrière, dispositifs rétroréfléchissants. 

En résumé, le casque est recommandé mais non obligatoire en agglomération. À la différence du vélo, aucune tranche d’âge n’impose le port du casque pour l’EDPM. Les utilisateurs doivent néanmoins porter un gilet ou un équipement rétroréfléchissant la nuit ou par visibilité insuffisante. 

Hors agglomération : où vous pouvez rouler et quelles règles s’appliquent 

La plupart des rumeurs sur le « casque obligatoire trottinette électrique hors agglomération » proviennent du fait que la circulation des EDPM est strictement encadrée. En dehors des villes, les trottinettes électriques ne peuvent normalement rouler que sur les voies vertes et les pistes cyclables. Elles sont interdites sur la chaussée. 

Une exception existe : l’autorité de police (souvent le maire ou le gestionnaire de voirie) peut autoriser à titre dérogatoire la circulation des EDPM sur des routes limitées à 80 km/h. Cette dérogation peut viser des routes peu fréquentées où le relief oblige à emprunter la chaussée. Dans ce cas précis, le port du casque devient obligatoire, de même qu’un gilet ou un équipement rétroréfléchissant et un dispositif d’éclairage complémentaire. Le conducteur doit rouler avec ses feux allumés, et un adulte accompagnant un mineur a l’obligation de vérifier que ce dernier porte le casque. 

Autrement dit, hors agglomération, le casque n’est pas imposé par défaut : soit la trottinette circule sur des voies dédiées (et le casque reste recommandé), soit, en cas de dérogation sur chaussée, il devient obligatoire. Le nonrespect de cette obligation est puni d’une amende de quatrième classe. 

« Mythe vs réalité » : clarifier toute contradiction 

La confusion vient notamment d’une brochure gouvernementale de 2019 qui annonçait que le casque serait obligatoire hors agglomération. Depuis, la réglementation a été précisée : la circulation des trottinettes est interdite sur la chaussée hors agglomération, sauf dérogation, et le casque n’est imposé que lorsqu’une telle dérogation est accordée. En pratique, la majorité des trottinettistes ne circulent que sur les pistes cyclables urbaines et périurbaines où le casque reste conseillé sans être imposé. 

Les obligations varient selon les collectivités : certaines municipalités rendent le casque obligatoire sur leurs pistes, d’autres prévoient des zones de partage. Pour savoir si la réglementation locale modifie la règle nationale, consultez les arrêtés municipaux ou les panneaux de signalisation. La prudence conseille de porter un casque partout, mais la loi n’en fait pas une obligation générale. 

Minitableau : Obligatoire / Recommandé / Interdit 

Élément Obligatoire Recommandé Interdit
Casque en agglomération Non Oui (fortement conseillé)
Casque hors agglomération (voies vertes / pistes) Non Oui
Casque sur route hors agglomération (dérogation à 80 km/h) Oui
Transporter un passager Oui
Circuler sur trottoir sans autorisation Oui
Porter un gilet rétro‑réfléchissant (de nuit ou par mauvaise visibilité) Oui

Quelles obligations pour rouler légalement (engin + conducteur) ?

Équipements obligatoires sur l’engin

Pour circuler légalement, votre trottinette électrique doit répondre à plusieurs exigences techniques : 

  • Freinage : l’engin doit disposer d’un système de freinage efficace, souvent composé d’un frein à tambour ou à disque et d’un frein électrique régénératif. 
  • Avertisseur sonore : un klaxon ou une sonnette permet d’alerter les autres usagers.
  • Feux avant et arrière : les feux de position doivent être allumés en permanence sur la chaussée et la nuit. 
  • Dispositifs rétroréfléchissants : catadioptres avant, arrière et latéraux facilitent la visibilité. 
  • Vitesse bridée à 25 km/h : par construction, l’engin ne doit pas dépasser cette vitesse. Un débridage est illégal et entraîne des sanctions. 

En plus de ces éléments, certains modèles proposent des clignotants ou une application Bluetooth pour régler la puissance ou verrouiller l’engin. Ces options améliorent le confort mais n’ont pas de valeur réglementaire. 

Visibilité : vêtements / gilet rétroréfléchissant 

Lorsque vous circulez de nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante (brouillard, pluie, tunnel), le port d’un gilet de haute visibilité ou d’un équipement rétroréfléchissant est obligatoire. Cette règle s’applique à tous les EDPM, en ville comme à la campagne. L’arrêté du 24 juin 2020 précise les caractéristiques de ces gilets : couleur fluo, bandes réfléchissantes, certifiés CE. Un dispositif d’éclairage personnel non éblouissant (lampe frontale, brassard LED) peut compléter l’équipement.

Le port d’un casque intégrant un éclairage arrière peut améliorer la visibilité, mais cela ne remplace pas l’obligation de gilet. 

Assurance responsabilité civile : ce qu’il faut vérifier 

Le Code de la route ne mentionne pas explicitement l’obligation d’assurance pour l’EDPM, mais l’interprétation juridique assimile la trottinette électrique à un véhicule terrestre à moteur. Une assurance responsabilité civile est donc indispensable pour couvrir les dommages causés à des tiers. Le ministère de l’Économie rappelle que le propriétaire d’un EDPM doit souscrire cette assurance et que le défaut d’assurance est sanctionné par une amende de 750 €. Dans certains cas, la responsabilité civile de votre assurance habitation peut suffire, mais il est prudent de vérifier les garanties et d’opter pour une assurance dédiée si nécessaire. 

Miniliste : À contrôler avant de rouler 

  • Freins fonctionnels : testez le frein à tambour ou à disque avant chaque départ.
  • Pression des pneus : des pneus gonflables sousgonflés réduisent l’autonomie et augmentent le risque de crevaison ; des pneus pleins exigent néanmoins un contrôle de l’usure. 
  • Feux et éclairages : vérifiez qu’ils fonctionnent et qu’ils sont propres.
  • Mécanisme de pliage : assurezvous qu’il n’y a pas de jeu dans la potence.
  • Gilet rétroréfléchissant à portée de main pour la nuit.
  • Assurance : ayez votre attestation sur vous ou dans votre smartphone.

Où a-t-on le droit de circuler en trottinette électrique ? (trottoirs, pistes, routes) 

Trottoirs : principe et exceptions possibles 

Le trottoir est réservé aux piétons, et la circulation des trottinettes électriques y est interdite. On ne peut pousser son engin à la main en se comportant comme un piéton, mais rouler dessus est sanctionné par une amende de 135 €. Certaines municipalités, par décision motivée, peuvent toutefois autoriser la circulation des EDPM sur les trottoirs à condition de respecter l’allure du pas (6 km/h) et de ne pas gêner les piétons. Ces arrêtés locaux sont indiqués par des panneaux ou par des communications municipales. 

Pistes cyclables, voies vertes, chaussée : règles générales 

En agglomération, vous devez emprunter les pistes cyclables ou bandes cyclables lorsqu’elles existent. En l’absence de piste, les EDPM peuvent circuler sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est de 50 km/h. Les aires piétonnes sont permises à condition de rouler à l’allure du pas et de ne pas gêner les piétons. 

Hors agglomération, la circulation se limite aux pistes cyclables et voies vertes. La chaussée est interdite, sauf dérogation mentionnée plus haut. 

Les panneaux peuvent distinguer une piste cyclable obligatoire (rectangle blanc sur fond bleu) d’une piste conseillée (panneau carré). En l’absence de piste, la prudence impose d’opter pour des itinéraires moins fréquentés. 

Amendes et sanctions : donner les montants uniquement si sourcés 

La conduite d’une trottinette électrique hors zones autorisées (trottoir, chaussée interdite, voie à 80 km/h sans dérogation) expose le conducteur à une contravention de quatrième classe (135 €). Rouler avec un engin débridé non limité à 25 km/h est passible d’une amende de 1 500 € (contravention de cinquième classe). Le transport d’un passager est également sanctionné à hauteur de 135 €. En cas de nonport du casque dans les situations où il est obligatoire (dérogation hors agglomération), l’amende est également de quatrième classe. 

Miniencadré : Ce qui change selon la ville / arrêté du maire 

Certaines grandes villes comme Paris ont durci l’encadrement des trottinettes électriques : stationnement limité, interdiction de certaines rues, zones 30 généralisées. D’autres collectivités imposent le casque obligatoire sur certaines pistes ou lors d’événements. Il est donc indispensable de consulter les arrêtés municipaux. En général, ces règlements locaux viennent compléter le cadre national en matière de vitesse, de zones de circulation et d’équipements obligatoires.

Âge minimum, passager, vitesse : les règles à connaître (25 km/h) 

Âge minimum (14 ans) et logique de sécurité 

Depuis le décret n°20241074 du 27 novembre 2024, l’âge minimum pour conduire une trottinette électrique est passé de 12 ans à 14 ans. Cette mesure a été adoptée pour réduire les accidents impliquant des préadolescents. Les mineurs de moins de 14 ans peuvent utiliser l’engin sur des terrains privés ou sous la responsabilité d’un adulte hors de la voie publique, mais pas dans la circulation. 

Cette limite d’âge vise à garantir une certaine maturité et une capacité à comprendre le Code de la route et à anticiper les dangers. Les parents ou accompagnateurs majeurs sont passibles d’amende si un mineur de moins de 14 ans circule en trottinette électrique sur la voie publique. 

25 km/h : vitesse maximale autorisée, ce que ça implique

La vitesse maximale autorisée est fixée à 25 km/h pour tous les EDPM. Cela implique : 

  • De ne pas débrider sa trottinette : toute modification du moteur ou du contrôleur visant à augmenter la vitesse est illégale. L’utilisateur s’expose à une amende de 1 500 € et à une confiscation du véhicule. 
  • De respecter les limitations de vitesse locales : dans les zones partagées ou les zones 30, l’allure doit être adaptée. Sur piste cyclable, rouler à 25 km/h peut déjà être rapide ; la prudence impose de ralentir en présence de piétons ou de cycles. 
  • De tenir compte de l’environnement : chaussée mouillée, obstacles, piétons, animaux ; adapter sa vitesse évite des accidents. 

Un seul conducteur : passager interdit 

Le Code de la route interdit de transporter un passager sur une trottinette électrique. Cette règle s’explique par la conception même de l’EDPM : plate-forme étroite, absence de siège, centre de gravité élevé. Transporter un enfant ou un adulte augmente fortement le risque de chute et de collision. Les contrevenants s’exposent à une amende de 135 € et à la confiscation de l’engin. La solution pour transporter un enfant reste de privilégier un vélo cargo ou une remorque homologuée, en respectant les normes. 

Miniliste : Erreurs fréquentes à éviter 

  • Laisser un mineur de moins de 14 ans conduire seul sur la voie publique.
  • Débrider l’engin pour dépasser 25 km/h. 
  • Rouler sur les trottoirs même à vitesse réduite.
  • Transporter un passager (enfant ou adulte) sur la même plate-forme.
  • Oublier le gilet rétroréfléchissant de nuit ou par visibilité insuffisante.

Pourquoi porter un casque même quand il n’est pas obligatoire ? 

Risques typiques : chute, chocs, traumatismes crâniens 

La trottinette électrique est un engin rapide et silencieux. Une chute peut survenir à la suite d’un obstacle, d’un freinage brusque ou d’un choc avec un autre usager. Sans casque, la tête encaisse directement l’impact. Les données hospitalières montrent que les traumatismes crâniens figurent parmi les blessures les plus graves chez les utilisateurs d’EDPM. Les trottoirs irréguliers, les rails de tramway et les nidsdepoule aggravent le risque de chute. Un casque bien ajusté protège la boîte crânienne et réduit la gravité des blessures. Même si la loi ne l’impose pas en agglomération, porter un casque est un geste de bon sens comparable à attacher sa ceinture de sécurité en voiture. 

Facteurs aggravants : allure, voies, état de la route, présence d’autres usagers 

Plusieurs facteurs rendent le casque d’autant plus utile : 

  • Allure : rouler à 25 km/h sans casque, c’est exposer sa tête à un choc équivalent à une chute du troisième étage. 
  • Voies : en partageant la piste cyclable avec des vélos ou en circulant sur des routes à 50 km/h, vous êtes exposé à des collisions latérales. 
  • État de la route : pavés, graviers, trous et bordures augmentent le risque de perdre l’équilibre. 
  • Présence d’autres usagers : piétons inattentifs, cyclistes, véhicules motorisés… la densité du trafic multiplie les imprévus. 

En somme, même sans obligation légale, un casque certifié EN 1078 protège efficacement la tête et peut sauver des vies. 

Importance des statistiques prudentes 

Certaines sources affirment que « 80 % des décès en trottinette surviennent sans casque ». Ces chiffres varient selon les études et doivent être interprétés avec prudence. Les rapports des services de santé et de la Sécurité Routière montrent toutefois une corrélation entre port du casque et réduction des blessures graves. Faute de statistiques consolidées et sourcées, il est plus honnête de retenir que le casque réduit significativement la gravité des traumatismes crâniens et que son usage devrait devenir un réflexe.

Quel casque choisir pour une trottinette électrique ? (norme, confort, protection) 

Norme EN 1078 : ce que ça garantit

Pour bénéficier d’une protection efficace, choisissez un casque certifié EN 1078. Cette norme européenne couvre les casques pour cyclistes et utilisateurs de planches à roulettes ou de patins à roulettes. Elle impose des tests d’absorption de chocs, de résistance à la pénétration et de solidité des sangles. Un casque conforme porte un marquage CE et la référence de la norme. D’autres normes existent (ASTM, CPSC) mais la norme EN 1078 est la plus courante pour la trottinette électrique. Les casques dits « smart » peuvent intégrer un éclairage arrière ou des clignotants : ils restent soumis à la norme d’absorption des chocs. 

Taille / ajustement / port du casque : méthodes concrètes

Un casque protège à condition d’être bien porté : 

  1. Choix de la taille : mesurez votre tour de tête au niveau du front. Les tailles varient généralement de 52 cm à 62 cm. Certaines marques proposent des casques ajustables via une molette. 
  2. Réglage des sangles : les sangles doivent former un « V » sous l’oreille, et la boucle doit être placée sous le menton sans comprimer. Vous devez pouvoir glisser un doigt entre la sangle et votre peau. 
  3. Positionnement : placez le casque horizontalement, ni trop bas sur le front (gênerait la vision) ni trop haut. Le casque doit rester stable lorsque vous secouez la tête.
  4. Remplacement : après un choc important, remplacez le casque même s’il ne présente pas de fissures visibles. Les matériaux internes peuvent être endommagés. La durée de vie conseillée est de 3 à 5 ans selon les fabricants. 

Casque vélo vs urbain vs intégral : quand choisir quoi 

Type de casque Avantages Pour quel usage
Casque « urbain » ouvert Léger, ventilé, esthétique ; souvent muni d’une visière ou d’un éclairage intégré Trajets urbains, allure modérée, port quotidien
Casque de vélo Polyvalent, bonne ventilation ; norme EN 1078 ; large choix Usage mixte vélo/trottinette, cyclistes occasionnels
Casque à mentonnière amovible Protection renforcée de la mâchoire, adaptation au terrain Conduite sportive, trajets rapides ou irréguliers
Casque intégral (type VTT) Protection maximale du visage et de la nuque Tout‑terrain, grosses vitesses (hors voie publique), loisirs extrêmes

Le choix dépend de votre parcours (urbain, tout terrain), de votre vitesse et de votre préférence en matière de confort et d’esthétique. Dans tous les cas, privilégiez un casque homologué et ajusté.

Quelles protections et équipements en plus du casque ? 

Gants / protègepoignets : utilité et quand les privilégier 

Les gants protègent les mains en cas de chute et améliorent l’adhérence. Les modèles urbains, fins et respirants, conviennent aux trajets quotidiens ; les gants plus épais avec coques rigides s’adressent aux trajets rapides ou en hiver. Les protègepoignets, empruntés au skateboard, maintiennent les articulations et limitent le risque de fracture lors d’une chute vers l’avant. On les recommande aux débutants et à ceux qui circulent sur des surfaces irrégulières. 

Genouillères / coudières : pour quels utilisateurs 

Les genouillères et coudières ne sont pas indispensables pour tous, mais elles peuvent être utiles : 

  • Aux débutants qui manquent d’équilibre et apprennent à maîtriser l’engin.
  • Aux personnes qui empruntent des routes pavées, des chemins en mauvais état ou qui roulent en toutterrain (parcs, sentiers). 
  • Aux utilisateurs de trottinettes puissantes qui accélèrent fort et peuvent tomber à vitesse élevée. 

Ces protections existent en versions discrètes (souples, à glisser sous les vêtements) ou renforcées (coques rigides). Elles ajoutent du poids, mais leur rôle dans la prévention des blessures sérieuses aux articulations est bien réel. 

Éléments de sécurité : feux, clignotants, avertisseur 

Outre le casque et les protections, certains équipements améliorent la sécurité : 

  • Feux supplémentaires : un éclairage additionnel sur le casque, le sac à dos ou le guidon augmente votre visibilité. 
  • Clignotants : certains modèles de trottinettes intègrent des clignotants ; sinon, des gants à LED indiquant la direction peuvent être utiles.
  • Avertisseur sonore puissant : une sonnette ou un klaxon plus audible qu’une clochette d’origine vous rend mieux perçu par les piétons et les vélos.
  • Rétroviseur : fixé sur le guidon ou au poignet, il permet de surveiller ce qui vient de l’arrière sans tourner la tête.

Checklist complète : rouler en sécurité et rester en règle 

Voici une liste de points à vérifier avant chaque trajet et à mémoriser pour rester en règle et en sécurité :

  1. Âge minimum : vous avez 14 ans ou plus. 
  2. Engin conforme : vitesse bridée à 25 km/h, présence de frein, avertisseur sonore, feux avant/arrière, dispositifs rétroréfléchissants. 
  3. Pneus : gonflés, en bon état, adaptés à vos trajets. 
  4. Freins : testezles à basse vitesse avant de partir. 
  5. Mécanisme de pliage : assurez-vous qu’il est verrouillé et sans jeu.
  6. Casque : portezle, même s’il n’est pas obligatoire, et assurezvous qu’il est attaché et à la bonne taille. 
  7. Gilet rétroréfléchissant : obligatoire la nuit ou par visibilité réduite.
  8. Trajet prévu : privilégiez les pistes cyclables et voies vertes ; évitez les trottoirs.
  9. Respect de la vitesse : adaptez votre allure, ne dépassez pas 25 km/h et ralentissez en zones partagées. 
  10. Pas de passager : vous êtes le seul conducteur. 
  11. Respect des feux et du code de la route : arrêtez-vous aux feux rouges, cédez la priorité lorsque c’est indiqué. 
  12. Assurance responsabilité civile : vérifiez votre couverture et gardez une preuve avec vous. 
  13. Entretien : nettoyez l’engin, lubrifiez les pièces mobiles et faites vérifier les composants régulièrement.
  14. Équipements supplémentaires : gants, genouillères, éclairage supplémentaire selon votre usage.

Questions - réponses 

Le casque est-il obligatoire en ville ? 

Non. En agglomération, le casque n’est pas imposé mais il est fortement recommandé pour votre sécurité. Vous devez en revanche respecter la vitesse de 25 km/h et porter un gilet rétroréfléchissant la nuit. 

Le casque est-il obligatoire hors agglomération ? 

Le casque est obligatoire uniquement si une dérogation vous autorise à circuler sur des routes limitées à 80 km/h hors agglomération. Sinon, vous devez rester sur les pistes cyclables et voies vertes, et le casque reste recommandé. 

Quelle amende si je roule sans casque ? 

En cas de dérogation hors agglomération, ne pas porter de casque est puni d’une amende de quatrième classe (135 €). En ville, il n’y a pas d’amende pour absence de casque, mais le manque de protection peut aggraver les conséquences d’un accident. 

Casque obligatoire si j’ai moins de 18 ans ? 

Aucune loi n’impose le casque aux mineurs à trottinette électrique. L’âge minimum pour conduire est de 14 ans. Le casque reste cependant fortement conseillé, surtout pour les adolescents et les jeunes adultes qui découvrent l’EDPM.

Aije le droit de rouler sur les trottoirs si je vais lentement ? 

Non. La circulation sur le trottoir est interdite, même si vous roulez à faible allure. Seule une autorisation municipale spécifique peut l’autoriser et impose alors de rouler à l’allure du pas et de ne pas gêner les piétons. 

Quelle assurance faut-il ? 

Vous devez disposer d’une assurance responsabilité civile pour couvrir les dommages causés à des tiers. Certaines assurances habitation incluent cette garantie ; vérifiez votre contrat ou souscrivez une assurance spécifique pour les EDPM. 

À partir de quel âge peut-on utiliser une trottinette électrique ? 

Depuis fin 2024, l’âge minimum est de 14 ans. Les plus jeunes peuvent utiliser l’engin sur des voies privées sous la supervision d’un adulte, mais pas sur la voie publique. 

Puis-je transporter un enfant en bas âge sur ma trottinette ? 

Non. Le transport de passager est interdit. Pour transporter un enfant, optez pour un vélo cargo, une remorque homologuée ou un autre moyen de transport adapté.

Conclusion

La question « le casque est-il obligatoire en trottinette électrique ? » illustre bien la complexité de la réglementation des EDPM. En 2026, le cadre est désormais posé : port du casque non obligatoire mais vivement conseillé en ville, obligatoire seulement en cas de dérogation hors agglomération ; âge minimum relevé à 14 ans, vitesse plafonnée à 25 km/h, interdiction de transporter un passager et de rouler sur les trottoirs. L’engin doit être équipé de freinage, avertisseur sonore, feux et dispositifs rétroréfléchissants, et le conducteur doit porter un gilet rétroréfléchissant de nuit. Enfin, la souscription d’une assurance responsabilité civile et le respect du Code de la route sont indispensables. 

Audelà du respect de la loi, la sécurité reste primordiale : un casque homologué EN 1078, des gants, des protections et un éclairage adapté réduiront considérablement les risques. Même si la légalité n’impose pas toujours ces équipements, votre tête et vos articulations valent plus qu’une amende. 

Nous, Voltrix, sommes passionnés par la mobilité électrique et sélectionnons des trottinettes électriques, des casques, des gilets rétroréfléchissants et des accessoires de sécurité adaptés à vos usages urbains ou toutterrain. Sur notre site ecommerce, vous pouvez ajouter au panier en quelques clics la trottinette ou le casque qui vous convient, choisir vos options de paiement et profiter d’une livraison rapide en France. N’hésitez pas à consulter nos guides et à solliciter nos conseils personnalisés pour trouver l’équipement qui assurera votre sécurité et votre confort au quotidien.


Besoin d’une pièce détachée ? Contactez notre SAV et demandez un devis gratuit

Formulaire de devis
Inscrivez-vous à notre newsletter et ne manquez aucune de nos actualités

    *Champs obligatoires. En utilisant ce formulaire, vous consentez à recevoir nos offres et actualités par email de façon régulière. La durée de conservation de vos données n'excède pas 12 mois.












      *Champs obligatoires. En utilisant ce formulaire, vous consentez à recevoir nos offres et actualités par email de façon régulière. La durée de conservation de vos données n'excède pas 12 mois.



      cross